Voici que brusquement un grand vent s'élevait, un grand vent d'ouragan s'engoufrait entre tes haies, l'orage a tous brisé, le ruisseau débordait, traine des blés souillés dans les prés dévastés, et dans l'ombre du soir où s'étouffe l'espoir du soir, on entend plus que les pleurs, c'est le pays qui meurt.
Ce n'est plus qu'un vieux chemin dont la vie s'est enfuie, ce n'est plus qu'un vieux chemin habité par l'ennui, les bergères n'ont plus rien à faire, près de lui meurt les hameaux, et ce dont ignorent les gens dans la nuit, n'attendent plus de chant, ce n'est plus qu'un vieux chemin dans un pays maudit.
Vieux chemin délaissé, vieux chemin oublié, ce n'est plus à jamais qu'ils t'ont abandonnés, les hameaux revivront, le rire de nouveau tindra dans la nuit et dans l'eau, l'eau du ruisseau balayera ton ennui car l'espoir est plus fort et sa voix peu bientôt dans le pays qui dort éveiller des échos.
Ecris par moi à l'âge de dix-sept ans

